Le plus important est vraiment de ne pas rester seule face à son projet
Caroline Deprat, 33 ans
Créatrice de Jivanka, depuis septembre 2008
Atelier-boutique sur les arts de la table et cours de cuisine.
www.jivanka.com
"Bonjour Caroline, tu vis aujourd'hui dans un univers passionnant, avec de bonnes odeurs de cuisine et des clients dans ta boutique, mais avant de concrétiser ton projet, il y en a eu des étapes ! Qu'est-ce qui selon toi a marqué la naissance de ton idée ? » Mon expérience en tant que salariée, j’ai été chef de produit pendant 6 ans dans le loisir culinaire. C’est un domaine qui m’a toujours attiré, et l’expérience vécue m’a permis de cultiver et de développer une passion et de réelles compétences dans ce secteur. Je ne voulais pas quitter ce monde là mais j’avais fait le tout de mon poste ! Bien entendu j’avais aussi quelques « révoltes » personnelles… Des manques qui m’ont fait évoluer dans ce projet et qui bientôt donneront naissance à de nouveaux produits.
« La vie de chef d'entreprise peut faire peur à de nombreuses jeunes femmes de ton âge. Dans quel état d'esprit t'es-tu lancée dans cette aventure ? »Je dois dire que j’étais relativement sereine et surtout motivée à 200%. C’est un choix de vie qui m’impose de faire certains sacrifices pour le moment mais tout cela a été murement réfléchi.
« Tu avais déjà le rêve de Jivanka en toi lorsque tu as rejoint Audace. Comment cette formation t'a-t-elle aidée à t'orienter dans l'évolution de ton projet ? »J’avais en effet déjà beaucoup d’idées sur mon projet mais Audace a été un véritable levier. Avant de croiser votre chemin j’étais relativement seule dans mes réflexions et manquait de recul. Il m’était difficile d’être totalement objective et d’accepter les critiques concernant mon projet. Chez Audace j’ai trouvé une réelle dynamique de groupe en côtoyant au quotidien des personnes avec des parcours et des âges totalement différents. Nous en sommes tous au même stade, à se poser les mêmes questions. Personne n’est là pour juger (dans le sens péjoratif du terme) et cela ne peut qu’être bénéfique. Les Audacieux m’on aidés à prendre du recul, à me poser les bonnes questions et à enrichir mon projet. Les interlocuteurs qui interviennent chaque jour créent un cadre et une ligne conductrice qui me manquait cruellement.

« Pour construire Jivanka, sur le papier et dans les murs, je suppose que tu as été soutenue et accompagnée par tes proches, des réseaux ou encore des conseils. Quelles ont été les "hommes clés" (et femmes-clés !) sur qui tu as pu compter pendant cette période de création ? »Ils sont nombreux, le plus important est vraiment de ne pas rester seule face à son projet.
En 1er lieu il y a ma famille, je ne vivrai pas cette aventure sans leur soutien quotidien et depuis le 1er jour où j’ai évoqué cette envie de créer. Audace et les audacieux forcément, présents chaque jour pendant le cycle Audace et aujourd’hui encore. Le réseau que j’ai construit au fur et à mesure de mon expérience professionnelle et grâce à Audace.
Cela dit le réseau reste, pour moi, le point le plus difficile à cultiver alors que son importance n’est pas des moindres ! Mais j’y travaille.
« Après 1 an d'activité, quelles premières leçons as-tu pu tirer de tes expériences ? »
La liste est longue… Difficile déjà de me rendre compte que ça fait un an, le temps passe deux fois plus vite.
Je dirais d’abord que l’entreprenariat n’est pas de tout repos !... Mais que l’énergie est décuplée quand il le faut et que ça en vaut réellement la peine… Malgré toutes les nuits blanches passées à cogiter.
Que toute la réflexion qui est faite en amont et le Business Plan sont indispensables pour créer un cadre, mais qu’entre le projet et la réalité les choses sont totalement différentes et qu’il faut s’adapter et se remettre en question en permanence. Il faut être capable de changer de casquette rapidement pour passer de la réception de colis à la gestion du budget en passant par du commercial, pas question d’être mono tache..
Enfin qu’il faut être patient ! Cela n’était probablement pas mon point fort mais ça le devient car les choses ne vont jamais aussi vite que je le souhaiterais.
« Merci beaucoup Caroline. Pour le mot de la fin : que dirais-tu à ta meilleure amie si elle se posait la question de la création d'entreprise ? »Pourquoi ne ferais-tu pas Audace, ça te permettra d’apporter des réponses aux questions que tu te poses et surtout de ne pas rester seule ? Je finirais par « Fonces consacre toi à ce projet, tu ne pourras qu’en ressortir grandie, quelle qu’en soit l’issue… ça ne coûte rien d’y réfléchir. »
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