J’ai mis mon projet en action !
Stéphanie Riquet, 34 ans
Créatrice de MyDirCom, Externalisation des métiers de la communication
"Bonjour Stéphanie, tu es une toute jeune chef d'entreprise puisque MyDirCom vit ses premiers mois d'existence. Pourtant il semble que cette nouvelle activité coule de source comme si elle avait toujours été en toi... C'est quoi ton secret ? »En fait, j’ai surtout créé dans un secteur d’activité que je connaissais bien, car je travaille dans le secteur de la communication depuis plus de 13 ans. L’idée d’activité (externalisation des métiers de la communication) n’est pas sortie du chapeau : elle répondait à des demandes auxquelles je répondais en free-lance ou en bénévolat. J’ai simplement trouvé un cadre pour développer l’idée !
« Beaucoup de femmes pensent que la création est difficilement conciliable avec une vie de mère et d'épouse épanouie. N'as-tu pas peur que tes enfants ou ton mari te reprochent parfois ce nouveau "travail" qui te passionne autant ? Comment gères-tu cela ? »En réponse à la première partie de la question, je dirais pas du tout : même avec des enfants en bas âge, je n’avais pas envie de faire une croix sur ma vie professionnelle. Je n’ai pas renoncé à un seul de mes rôles : épouse, maman et femme active ! Je trouve la vie bien plus pétillante ainsi ! Je ne pense pas que ce n’est pas conciliable parce que pour les Riquet, MYdircom c’est comme le 3e enfant de la famille : il prend de la place, aujourd’hui n’est pas encore autonome, mais il rend très fière et heureuse celle qui l’a porté ! La solution de devenir entrepreneuse et de créer ma propre entreprise m’est apparue comme une évidence : des horaires flexibles, un job plus en phase avec nos convictions et un nouveau challenge à relever. Cela peut paraître étrange mais je profite bien mieux du temps personnel depuis que je ne suis plus salariée. Quand je travaille pour MYdircom c’est à fond et quand je suis off en famille, Mydircom ne m’envahit pas. Cet été j’ai pris 15 jours de vacances avec mon mari et mes enfants, sans téléphone, sans ordinateur et sans non plus planter mes clients car tout avait été géré en amont pour me laisser libre ces 2 semaines.
Sur le plan de l’envahissement, c’est vrai, c’est une crainte que j’ai à l’esprit… Car je suis une femme débordante d’énergie et très impliquée. Chez Audace on parle beaucoup du soutien des proches, condition sine qua non pour réussir : je crois que ça m’a permis de très vite mettre une organisation (c’est le maître mot pour les femmes créatrices d’entreprise!!!) en place. Je reste donc très vigilante.
« Tu as eu l'occasion de bien connaître Audace avant de te lancer dans les 10 semaines de formation. As-tu vécu cela comme tu l'avais imaginé ou complétement différemment ? »Vraiment différemment ! C’est bien plus intense que l’on ne l’imagine …c’est même un peu « violent » sur le plan personnel. J’ai vécu ça comme une métamorphose intellectuelle. Très clairement grâce à Audace, j’ai fait le tri entre rêves et réalité, nourrie de mes doutes et de mon potentiel révélé, j’ai mis mon projet en action ! Audace m’a servi de tremplin.
« Quelle étape a été la plus difficile pour toi ? Quitter ton ancien emploi, te lancer dans la formation Audace ou créer MyDirCom ? »Excellente question ! J’ai longtemps cru que quitter mon travail serait l’étape la plus difficile mais avec le recul pas du tout !
Je crois que ce qui était le plus dur pour mon entourage c’est la période de maturation de mon projet. J’étais la seule à comprendre que je travaillais alors que tout le monde pensait que j’étais au point mort professionnellement.
« MyDirCom démarre et déjà, au vu de ton agenda, tu ne sembles pas manquer de clients. Comment envisages-tu l'avenir à 3 ans ? Avec une équipe, de grands bureaux ? »De grands bureaux non, pas forcément, mais une grande équipe oui ! J’ai choisi la structure juridique de MYdircom et je l’ai organisée pour qu’elle grandisse. J’envisage même de m’associer (mais pas maintenant car je suis trop bien seule aux commandes !). Côtés clients, c’est vrai que je peux me réjouir : la conjoncture est difficile et Mydircom gagne de l’argent et mon CA est plus haut que le prévisionnel, alors je ne vais pas me plaindre. Cependant, je considère que j’ai quelques erreurs «de débutante» à rectifier rapidement, notamment dans le positionnement de l’entreprise.
« Merci beaucoup Stéphanie. Je te propose de conclure sur quelques paroles réconfortantes : qu'aurais-tu aimé que l'on te dise pour te rassurer lorsque tu as quitté ton emploi pour partir vers la création d'entreprise et tous les doutes qui l'accompagne ? »J’ai eu de la chance parce qu’on me l’a dit : « ça te va bien de créer ta boîte, c’est en accord avec ta personnalité, on a toujours su que tu le ferais tôt ou tard, tu es capable de le faire ! » Ce genre de remarques décuple la volonté !
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